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Jean-Baptiste Weber. Photo de Katya Mokolo
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Kyohineko, manekineko détouré
  Pour réaliser cette illustration, j'ai détourné l'usage premier d'un objet traditionnel japonais très connu : le manekineko.
  Maneki 招き vient du verbe maneku 招く qui en japonais signifie, inviter (dans le sens de faire venir) ou saluer. Neko 猫 est le chat. Il s'agit donc littéralement du "chat qui invite". On retrouve parfois ces statuettes en forme de chat levant la patte dans les boutiques pour attirer la fortune ou les clients. Quand sa patte droite est levée (celle de gauche en regardant de face) c'est pour attirer l'argent, quant à celle de gauche, pour les clients. Il lève aussi parfois les deux.
  Il existe plusieurs versions colorées du manekineko. Chaque couleur a une signification. Le blanc tacheté reste le plus classique. Le rose est pour l'amour, le noir, pour faire fuir les cauchemars, etc.

Kyohineko blancKyohineko noir
                                  Sa patte gauche est levée.                                                                         Le kyohineko en version noir.


  Kyohineko ?

  Vous l'aurez compris, le geste que fait un manekineko est le geste que l'on fait au Japon pour attirer quelqu'un. Quant au kyohineko, son geste est tout à fait différent.
  C'est donc à partir de là que je détourne la tradition japonaise au profit de la vulgarité.
  Si le manekineko a pour but de convier, le kyohineko, lui, avec sa griffe en l'air, a pour but de rejeter, ou plus vulgairement d'envoyer se faire fouttre.
  J'ai choisi de donner un nouveau nom, à cette nouvelle fonction. J'ai donc utilisé comme mot, kyohi  拒否 du verbe kyohi suru 拒否する, rejeter, refuser. Voilà comment j'ai transformé le manekineko en kyohineko.